Anglais et dyslexie

Le cauchemar du dyslexique

Nous pouvons dire sans hésiter que l'anglais est la langue la plus difficile à maîtriser à l'écrit pour les personnes dyslexiques. Même chez les locuteurs natifs anglophones, la dyslexie a une incidence élevée, plus que dans n'importe quelle autre langue. Pourquoi ? Les anglophones auraient-ils une cognition particulièrement atypique ? Evidemment, la question n'est pas là !

Il faut plutôt regarder du côté de la grande variété des correspondances entre les sons et leurs graphie : en anglais, l'orthographe ne reflète pas régulièrement la prononciation des sons de la langue. L'anglais est une langue « opaque », alors que d'autres langues, comme l'italien ou le finlandais, sont « transparentes », car leur écriture est strictement phonétique : un son = une lettre (ou groupe de lettres), sans exception.

Le français est aussi une langue opaque, avec ses combinaisons de lettres « qui ne se prononcent pas », ses homophones… Le français aussi, hélas, est une langue difficile à maîtriser à l'écrit pour les personnes dyslexiques.

Les irrégularités de l'orthographe de l’anglais – comme du français – sollicitent lourdement la mémoire de travail des dyslexiques, ce qui rend très difficile leur apprentissage malgré un travail intense.

De plus, à la différence des locuteurs natifs, les élèves français ne peuvent pas s’appuyer sur la maîtrise de l’anglais oral comme point de départ pour construire l’écrit. Au contraire, l’enseignement de l’anglais LV1 s’appuie souvent sur l’écrit au détriment de l’oral : l'élève dyslexique peut difficilement accéder aux connaissances à travers le support écrit !

En savoir plus...

Téléchargez la Fiche Express N.4 "Anglais et dyslexie" (fichier .pdf ci-dessous)

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